Ola Amigos!
Le Brise de Mai attend la bonne fenêtre météo pour aller en Terre de Feu, le temps pour moi de vous préparer des vidéos sur nos amis les animaux qui se pressent nombreux pour venir admirer notre bateau. Après la magnifique Caleta Horno, nous avons mouillé devant l´Isla Tova qu´on aurait pu appeler l´île aux pingouins. Nos petits amis hauts comme 3 pommes sont vraiment très drôles a regarder. Je passerai sous silence qu´une de nos équipières a peur des pingouins. Pourquoi?c´est un mystère. S´ensuivit une traversée de 300km pour rejoindre Puerto Deseado, "Le port désiré2, 15.000 habitants, et le réconfort de revoir enfin d´autres êtres humains, la civilisation, internet, telephone, pub, tout quoi...
A bientot
Jean-Baptiste
Nos videos:
http://www.dailymotion.com/video/xfkfxc_isla-tova_travel
http://www.dailymotion.com/video/xfkome_peninsula-valdez_travel
mardi 9 novembre 2010
mercredi 3 novembre 2010
Nos amies les bêtes
Nous sommes arrivés à Puerto Madryn accompagnés de dauphins et jets lointains de baleines. Nous débarquons au Yacht club de Puerto Madryn en annexe, sur une plage végétale où un tracteur vient nous tracter l'annexe dans le yacht club. Nous retrouvons Camille et Anne-Laure qui continuerons la navigation avec nous jusque Ushuaia et partons rencontrer la faune de la Peninsula Valdez: pingouins, éléphants de mer, baleines, guanacos (espèce de lamas), nandus (espèce d'autruche), tatus, moutons.... les animaux ne manquent pas.
Le vent s'est levé Mardi matin et nous prévoyons un coup de vent pour l'après midi, nous n'avons pas été deçus, à la sortie du Golfo Nuevo, des vagues de plus de deux mètres, les baleines nous disent au revoir par des sauts magistraux!Première journée un peu difficile pour les filles pour qui c'est la première nav'... je suis surpris je commence à bien supporter la mer! Après 20 heures de navigation fatiguante, nous pensions remettre l'équipage d'aplomb à Punta Tombo, au milieu d'une colonie de pinguins... La baie est chahutée, les pinguins sont cachés, nous sommes repartis pour l'après midi vers Puerto Santa Elena!!!
Après une bonne nuit réparatice, nous partons pour une petite rando, Puerto Sant Elena n'a pour port que le nom, c'est une plage perdue au milieu de nul part à une dizaine de bornes du phare de San José, perdu lui aussi au bord de l'atlantique... la pampa aride, les arbustres ne dépassent que rarement les 50 centimètres et sont broutés par les moutons. Quelques lézards et surtout un magnifique duo de chouettes se dérobent à notre passage... Le temps d'un petit dessin, certains vont voir et même se baignent près des lions de mer (otaries) qui nagent dans la petite baie au pied du phare!
Rentrés un peu tard de la rando nous décidons d'aller passer la nuit à Caletta Sara, un petit bras de mer dans lequel se niche un club de pêcheur... douches chaudes! Ici une colonie de lion de mer femelles, très curieuses, se sont appropriées la baie! A peine avons nous jeté l'ancre qu'elles viennent inspecter toutes les parties émergées du bateau, puis l'annexe gonflable que nous mettons à l'eau! Elles sortent la tête de l'eau chaque fois que l'on sort sur le pont pour voir qui est là! Très expressives, une me fait penser par un petit hochement de tête interrogateur à la petite boule de poils qui squatt mon canap'...
Jeudi, la marée est montante l'après midi, n'ayant pas d'information claire sur les courants, nous faisont le pari que le courant sera Ouest Est lorsque la mer monte et qui nous tirera dans le canal Léones jusqu'à un petit mouillage au Nord de l'ile du même nom. Une bande de dauphins artistiques nous accompagne juste avant le canal. Ils jouent avec l'étrave puis dépassent le bateau pour faire un concours de sauts sur l'avant, la palme sera decernée à celui qui se fait une joie de taper avec sa queue sur la vague juste devant le bateau, les places d'honneur pour les trois dauphins qui nous rejoignent de face avec des sauts plus hauts que les vagues... un spectacle juste magique!Nous arrivons au canal Leones: Pari Perdu! nous affronterons sans vent, au moteur, un courant à contre de la houle qui creusera les vagues... aucune ne déferlera sur le Brise de Mai! Il est vraiment stable ce bateau et nous amenera presque à sec dans la petite baie!
La nuit, le vent tourne au Nord, le bateau tangue, l'alarme du GPS retentit au point du jour, le vent nous pousse vers les roches de la plage. Si la marée descent encore, nous irons probablement toucher, il est temps de lever l'ancre... Pas facile, c'est le premier mouillage où nous nous étions amarré à la côte, par une sortie digne d'une épreuve de fort boyard, Anne-Laure va décrocher l'amarre et saute dans l'annexe gonflable, tin tin tin tintin tin tin tin tinnnnnnnnnn tin tin tintin tin tintin tatatatatin... elle a l'indice et revient à la force des bras...Il est grand temps de se diriger vers la caleta Horno pour de nouvelles aventures, parait-il le meilleur mouillage de la région...
Effectivement, nous arrivons dans un petit fjord bien abrité de la houle. Cependant il y a pas mal de vent et de courant, pas possible d'aller mettre les deux amarres necessaires à la rame... JB nous prette le moteur. Cool! c'est la première fois que je fais de l'annexe tout seul... mission accomplie on rentre au bateau... le moteur cale... pas moyen de faire avancer l'annexe sans que le moteur cale à nouveau! nous sommes poussés par le courant... ce coup-ci, c'est Kolanta! Pendant une heure et demi Camille et moi nous relayons pour tirer l'annexe à terre pendant que l'autre l'empèche de frotter contre la roche sous les cris d'encouragement périodique du Brise de Mai! Arriver à l'amarre que nous avions accrochée, nous nous laissons glisser, guidés par l'odeur de la quiche qui sort du four! L'après midi ce sera ballade dans les canyons et collines, les Guanacos se sauveront à notre passage pendant que des oiseaux que l'on imagine être des condors surveillent notre annexe laissée sur la plage!
Voilà on est dimanche, petite grasse mat' bien méritée, nous repartons à l'instant pour 15 miles vers ce que le guide dit être un petit paradis,...
Mathieu
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Le vent s'est levé Mardi matin et nous prévoyons un coup de vent pour l'après midi, nous n'avons pas été deçus, à la sortie du Golfo Nuevo, des vagues de plus de deux mètres, les baleines nous disent au revoir par des sauts magistraux!Première journée un peu difficile pour les filles pour qui c'est la première nav'... je suis surpris je commence à bien supporter la mer! Après 20 heures de navigation fatiguante, nous pensions remettre l'équipage d'aplomb à Punta Tombo, au milieu d'une colonie de pinguins... La baie est chahutée, les pinguins sont cachés, nous sommes repartis pour l'après midi vers Puerto Santa Elena!!!
Après une bonne nuit réparatice, nous partons pour une petite rando, Puerto Sant Elena n'a pour port que le nom, c'est une plage perdue au milieu de nul part à une dizaine de bornes du phare de San José, perdu lui aussi au bord de l'atlantique... la pampa aride, les arbustres ne dépassent que rarement les 50 centimètres et sont broutés par les moutons. Quelques lézards et surtout un magnifique duo de chouettes se dérobent à notre passage... Le temps d'un petit dessin, certains vont voir et même se baignent près des lions de mer (otaries) qui nagent dans la petite baie au pied du phare!
Rentrés un peu tard de la rando nous décidons d'aller passer la nuit à Caletta Sara, un petit bras de mer dans lequel se niche un club de pêcheur... douches chaudes! Ici une colonie de lion de mer femelles, très curieuses, se sont appropriées la baie! A peine avons nous jeté l'ancre qu'elles viennent inspecter toutes les parties émergées du bateau, puis l'annexe gonflable que nous mettons à l'eau! Elles sortent la tête de l'eau chaque fois que l'on sort sur le pont pour voir qui est là! Très expressives, une me fait penser par un petit hochement de tête interrogateur à la petite boule de poils qui squatt mon canap'...
Jeudi, la marée est montante l'après midi, n'ayant pas d'information claire sur les courants, nous faisont le pari que le courant sera Ouest Est lorsque la mer monte et qui nous tirera dans le canal Léones jusqu'à un petit mouillage au Nord de l'ile du même nom. Une bande de dauphins artistiques nous accompagne juste avant le canal. Ils jouent avec l'étrave puis dépassent le bateau pour faire un concours de sauts sur l'avant, la palme sera decernée à celui qui se fait une joie de taper avec sa queue sur la vague juste devant le bateau, les places d'honneur pour les trois dauphins qui nous rejoignent de face avec des sauts plus hauts que les vagues... un spectacle juste magique!Nous arrivons au canal Leones: Pari Perdu! nous affronterons sans vent, au moteur, un courant à contre de la houle qui creusera les vagues... aucune ne déferlera sur le Brise de Mai! Il est vraiment stable ce bateau et nous amenera presque à sec dans la petite baie!
La nuit, le vent tourne au Nord, le bateau tangue, l'alarme du GPS retentit au point du jour, le vent nous pousse vers les roches de la plage. Si la marée descent encore, nous irons probablement toucher, il est temps de lever l'ancre... Pas facile, c'est le premier mouillage où nous nous étions amarré à la côte, par une sortie digne d'une épreuve de fort boyard, Anne-Laure va décrocher l'amarre et saute dans l'annexe gonflable, tin tin tin tintin tin tin tin tinnnnnnnnnn tin tin tintin tin tintin tatatatatin... elle a l'indice et revient à la force des bras...Il est grand temps de se diriger vers la caleta Horno pour de nouvelles aventures, parait-il le meilleur mouillage de la région...
Effectivement, nous arrivons dans un petit fjord bien abrité de la houle. Cependant il y a pas mal de vent et de courant, pas possible d'aller mettre les deux amarres necessaires à la rame... JB nous prette le moteur. Cool! c'est la première fois que je fais de l'annexe tout seul... mission accomplie on rentre au bateau... le moteur cale... pas moyen de faire avancer l'annexe sans que le moteur cale à nouveau! nous sommes poussés par le courant... ce coup-ci, c'est Kolanta! Pendant une heure et demi Camille et moi nous relayons pour tirer l'annexe à terre pendant que l'autre l'empèche de frotter contre la roche sous les cris d'encouragement périodique du Brise de Mai! Arriver à l'amarre que nous avions accrochée, nous nous laissons glisser, guidés par l'odeur de la quiche qui sort du four! L'après midi ce sera ballade dans les canyons et collines, les Guanacos se sauveront à notre passage pendant que des oiseaux que l'on imagine être des condors surveillent notre annexe laissée sur la plage!
Voilà on est dimanche, petite grasse mat' bien méritée, nous repartons à l'instant pour 15 miles vers ce que le guide dit être un petit paradis,...
Mathieu
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mercredi 27 octobre 2010
Patagonie
Après nos périples brésilien et uruguayen, le Brise de Mai doit subir une révision technique avant le grand Sud. Quelques jours passés à Buenos Aires pour revoir le gréement dormant, racheter du matériel, et ... réparer Sailmail, grâce auquel j'envoie ce message.
Buenos Aires est une immense mégalopole (13 millions d'habitants) à l'allure très européenne. L'accueil des argentins est très sympathique, quelques échanges enthousiastes nous permettent de découvrir leurs racines à la fois italiennes et espagnoles, la fameuse viande de boeuf locale et les bars à tango. Enfin, nous voilà prêts à partir en direction de la Patagonie ! Nous sommes quatre à bord, puisque Mathieu et Martin nous on rejoint : Mathieu nous suivra jusqu'à Ushuaia, tandis que Martin ne fera qu'un tout petit bout avec nous, pour quelques jours.
Une petite traversée vers Mar del Plata nous permet de nous mettre dans le bain : le vent souffle fort, il fait froid, nous devons faire une pause en cours de route pour soulager les estomacs qui se vident peu à peu dans la mer. A Mar del Plata, nous avons à nouveau un temps très agréable, soleil et 20°C. C'est une escale très connue car tous les navigateurs célèbres en partance pour la Terre de Feu ou L'Antarctique sont passés par ici. Et pour cause : c'est la dernière escale technique possible avant Valdivia au Chili (à 4000 kilomètres).
Martin repart pour Buenos Aires, et nous continuons à trois pour franchir les 460 milles qui nous séparent de notre première escale en Patagonie, la péninsule de Valdez et Puerto Madryn. C'est un sanctuaire marin où les baleines viennent pour la reproduction, ainsi que les pinguins, lions de mer, éléphants de mer notamment. La durée des journées s'allonge peu à peu tandis que la température de l'eau passe sous les 10°C. Nous espérons que la Patagonie sera clémente avec nous mais pour l'instant tout se passe bien !
Buenos Aires est une immense mégalopole (13 millions d'habitants) à l'allure très européenne. L'accueil des argentins est très sympathique, quelques échanges enthousiastes nous permettent de découvrir leurs racines à la fois italiennes et espagnoles, la fameuse viande de boeuf locale et les bars à tango. Enfin, nous voilà prêts à partir en direction de la Patagonie ! Nous sommes quatre à bord, puisque Mathieu et Martin nous on rejoint : Mathieu nous suivra jusqu'à Ushuaia, tandis que Martin ne fera qu'un tout petit bout avec nous, pour quelques jours.
Une petite traversée vers Mar del Plata nous permet de nous mettre dans le bain : le vent souffle fort, il fait froid, nous devons faire une pause en cours de route pour soulager les estomacs qui se vident peu à peu dans la mer. A Mar del Plata, nous avons à nouveau un temps très agréable, soleil et 20°C. C'est une escale très connue car tous les navigateurs célèbres en partance pour la Terre de Feu ou L'Antarctique sont passés par ici. Et pour cause : c'est la dernière escale technique possible avant Valdivia au Chili (à 4000 kilomètres).
Martin repart pour Buenos Aires, et nous continuons à trois pour franchir les 460 milles qui nous séparent de notre première escale en Patagonie, la péninsule de Valdez et Puerto Madryn. C'est un sanctuaire marin où les baleines viennent pour la reproduction, ainsi que les pinguins, lions de mer, éléphants de mer notamment. La durée des journées s'allonge peu à peu tandis que la température de l'eau passe sous les 10°C. Nous espérons que la Patagonie sera clémente avec nous mais pour l'instant tout se passe bien !
Jean Baptiste
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mercredi 13 octobre 2010
Printemps austral en Uruguay
A mesure que nous descendons vers le sud, la température se rafraichit et l'atmosphère devient printanière, avec un temps très ensoleillé et une température agréable et un vent frais venant de la mer.
Nous avons pu faire le carénage du bateau à Rio Grande do Sul, au Brésil. Les installations étaient tout juste suffisantes pour le Brise de Mai. La grue pouvait soulever max 8 tonnes et le bateau fait 7 tonnes à vide. Après de savants calculs, nous en avons conclu qu'il valait mieux vider le bateau au maximum de peur que la grue ne ploie sous le poids. Nous avons donc vidé au moins 300 L d'eau, 100L d'essence, l'annexe, et nous-mêmes, pour le gruttage. Ca a tenu le coup mais on a retenu notre souffle (Anaïs, moi, le grutier). Le problème suivant venait du tracteur utilisé pour tirer le chariot, qui n'avait à priori pas été concu pour tirer plus de 8,000 tonnes. A force d'à coups et de persévérance, le tracteur fini par nous tirer sur quelques mètres, suffisamment pour que nous puissions travailler. C'est donc un travail accompli : le Brise de Mai est retourné tout propre à l'eau.
Autre détail, nous avons pu réparer le chauffage, qui pourra nous être utile au Cap Horn.
Nous avons pu ensuite profiter d'une légère brise de nord pour nous diriger vers Montevideo, la capitale de l'Uruguay, où nous sommes arrivés après 2 jours de navigation très calmes. Une ville très sympathique, à taille humaine avec ses 1.5 millions d'habitants. Véritable changement culturel aussi, puisque nous sommes passés dans le pays ou on consomme le plus de maté (un espèce de thé très fort qu'on boit à toute heure, en pleine rue), et où on se nourrit quasi-exclusivement de grillades de boeuf succulentes. Nous sommes ensuite allés à Colonia de Sacramento, ville classée patrimoine mondial de l'humanité, où les argentins viennent par cohortes en ferry et en voilier le week end. Par chance nous repérons une bouee libre et nous prenons de vitesse un argentin qui la convoitait aussi.
Après seulement 5 jours en Uruguay, il nous faut repartir pour Buenos Aires, car nous y avons rendez-vous avec notre prochain équipage : Camille, Anne-Laure et Mathieu. Le soleil est au beau fixe et la météo toujours aussi clémente.
http://www.flickr.com/photos/brisedemai/sets/72157625030515535/
Jean-Baptiste
Nous avons pu faire le carénage du bateau à Rio Grande do Sul, au Brésil. Les installations étaient tout juste suffisantes pour le Brise de Mai. La grue pouvait soulever max 8 tonnes et le bateau fait 7 tonnes à vide. Après de savants calculs, nous en avons conclu qu'il valait mieux vider le bateau au maximum de peur que la grue ne ploie sous le poids. Nous avons donc vidé au moins 300 L d'eau, 100L d'essence, l'annexe, et nous-mêmes, pour le gruttage. Ca a tenu le coup mais on a retenu notre souffle (Anaïs, moi, le grutier). Le problème suivant venait du tracteur utilisé pour tirer le chariot, qui n'avait à priori pas été concu pour tirer plus de 8,000 tonnes. A force d'à coups et de persévérance, le tracteur fini par nous tirer sur quelques mètres, suffisamment pour que nous puissions travailler. C'est donc un travail accompli : le Brise de Mai est retourné tout propre à l'eau.
Autre détail, nous avons pu réparer le chauffage, qui pourra nous être utile au Cap Horn.
Nous avons pu ensuite profiter d'une légère brise de nord pour nous diriger vers Montevideo, la capitale de l'Uruguay, où nous sommes arrivés après 2 jours de navigation très calmes. Une ville très sympathique, à taille humaine avec ses 1.5 millions d'habitants. Véritable changement culturel aussi, puisque nous sommes passés dans le pays ou on consomme le plus de maté (un espèce de thé très fort qu'on boit à toute heure, en pleine rue), et où on se nourrit quasi-exclusivement de grillades de boeuf succulentes. Nous sommes ensuite allés à Colonia de Sacramento, ville classée patrimoine mondial de l'humanité, où les argentins viennent par cohortes en ferry et en voilier le week end. Par chance nous repérons une bouee libre et nous prenons de vitesse un argentin qui la convoitait aussi.
Après seulement 5 jours en Uruguay, il nous faut repartir pour Buenos Aires, car nous y avons rendez-vous avec notre prochain équipage : Camille, Anne-Laure et Mathieu. Le soleil est au beau fixe et la météo toujours aussi clémente.
http://www.flickr.com/photos/brisedemai/sets/72157625030515535/
Jean-Baptiste
samedi 2 octobre 2010
Un avant-goût d'Argentine
Arrivés dans le canal de Florianopolis, nous rencontrons plusieurs petits problèmes. Des fonds de 1m40 (qui nous plongent la quille 50cm dans la vase), puis un pont de 17m de haut a marée basse (le bateau fait 16m40 + une antenne) et c'est avec le souffle retenu que nous passons juste dessous. Enfin nous arrivons au port, qui n'a pas été dragué depuis très lontemps. Nous devons attendre la marée haute pour pouvoir nous mettre à quai. A marée basse, le bateau se plante dans la vase...au moins le bateau ne bouge pas mais nous n'avions jamais vu ca!
Autre problème à Florianopolis: la ville est très sympathique mais la pluie ne s'arrête jamais. Nous organisons donc une excursion dans les terres: les cascades d'Iguaçu. On dit que ces cascades sont plus belles que les chutes du Niagara. Ce qui est sûr, c'est qu'Iguaçu est magnifique. Pour les voir au mieux, il nous faut aller en Argentine: galère, galère! Nous allons à la frontiere en bus pour faire tamponner notre sortie du Brésil. Bien sûr, notre bus ne nous attend pas et nous devons prendre le prochain (une heure plus tard). La frontière argentine est à 3km, mais ce coup-ci, le bus nous attend (ouf!). Il nous aura néanmoins fallu plus de 2 heures pour rejoindre le parc naturel d'Iguaçu argentin.
Mais c'est un excellent premier avant-goût de l'Argentine, et nous avons maintenant hâte de rejoindre Buenos Aires en bateau. Les petites maisons remplacent les buildings, le rouge brique nous change du gris, des odeurs de terre agréables nous montent au nez, et la convivialité est toujours de mise. Notre premier échange avec un argentin aura été au bureau de change: il était fier de me dire qu'il avait une Renault (une laguna), pensait que je devais en avoir une, puis tous ses collègues ont su qu'il avait une cliente qui s'appelle Renault!
Le parc naturel est impressionnant: des cascades spectaculaires et nombreuses, une faune étonnante et des papillons par milliers, un site très touristique mais respectueux de la nature, des kilomètres de ballades et enfin, le soleil!
Nous profitons d'être dans la région pour visiter également Itaipu, le 2eme plus grand barrage hydroélectrique au monde, partagé entre le Brésil et le Paraguay. Il dessert 25% de la consommation brésilienne et 90% de la paraguayenne! Ce barrage est immense.
Retour au bateau pour une nav' de 350 miles vers Rio Grande (2 jours et demi), notre derniere escale brésilienne. Le port est accueillant, pas un seul bateau à moteur. Nous pensons y séjourner quelques jours et y faire le carénage.
A bientôt, en Uruguay ou Argentine, qui sait?
Anaïs
Autre problème à Florianopolis: la ville est très sympathique mais la pluie ne s'arrête jamais. Nous organisons donc une excursion dans les terres: les cascades d'Iguaçu. On dit que ces cascades sont plus belles que les chutes du Niagara. Ce qui est sûr, c'est qu'Iguaçu est magnifique. Pour les voir au mieux, il nous faut aller en Argentine: galère, galère! Nous allons à la frontiere en bus pour faire tamponner notre sortie du Brésil. Bien sûr, notre bus ne nous attend pas et nous devons prendre le prochain (une heure plus tard). La frontière argentine est à 3km, mais ce coup-ci, le bus nous attend (ouf!). Il nous aura néanmoins fallu plus de 2 heures pour rejoindre le parc naturel d'Iguaçu argentin.
Mais c'est un excellent premier avant-goût de l'Argentine, et nous avons maintenant hâte de rejoindre Buenos Aires en bateau. Les petites maisons remplacent les buildings, le rouge brique nous change du gris, des odeurs de terre agréables nous montent au nez, et la convivialité est toujours de mise. Notre premier échange avec un argentin aura été au bureau de change: il était fier de me dire qu'il avait une Renault (une laguna), pensait que je devais en avoir une, puis tous ses collègues ont su qu'il avait une cliente qui s'appelle Renault!
Le parc naturel est impressionnant: des cascades spectaculaires et nombreuses, une faune étonnante et des papillons par milliers, un site très touristique mais respectueux de la nature, des kilomètres de ballades et enfin, le soleil!
Nous profitons d'être dans la région pour visiter également Itaipu, le 2eme plus grand barrage hydroélectrique au monde, partagé entre le Brésil et le Paraguay. Il dessert 25% de la consommation brésilienne et 90% de la paraguayenne! Ce barrage est immense.
Retour au bateau pour une nav' de 350 miles vers Rio Grande (2 jours et demi), notre derniere escale brésilienne. Le port est accueillant, pas un seul bateau à moteur. Nous pensons y séjourner quelques jours et y faire le carénage.
A bientôt, en Uruguay ou Argentine, qui sait?
Anaïs
mercredi 22 septembre 2010
Costa Verde : La côte n'est pas verte par hasard !
Entre Rio de Janeiro et Sao Paulo, le Brise de Mai a pu traverser la Costa Verde (côte verte) avec ses forêts tropicales et ses centaines d'ilôts : Ilha Grande et ses 100 plages, plages de rêve sous les cocotiers ou plages de surfeurs à perte de vue. Mais attention ici aux essaims de mouches qui nous attaquent : on a beau courir sur la plage, les essaims nous tournoient autour de la tête et ne veulent pas lâcher prise ! Heureusement ces mouches n'ont pas l'air de piquer. Puis nous avons réussi l'escalade du Pico Papagaio (le pic des perroquets), presque 1000 mètres d'altitude à travers la forêt tropicale. Le lendemain, nous avons été harrassés par les riches "paulistas" (les habitants de Sao Paulo), qui viennent en masse le week end dans les mouillages tranquilles, avec leurs dizaines de scooters des mers et de yachts gigantesques, qui nous tournoillèrent autour pendant toute la journée (comme les essaims de mouches). Malgré ce tourisme un peu assourdissant, l'Ilha Grande reste magnifique car il n'y a quasimment pas de constructions autorisées sur l'île. Le Saco de Ceù ( par exemple, un mouillage en forme de lac où on ne peut entrer que par une petite entrée en bateau, appelée "Enseada das Estrelas" car l'eau est tellement plate et limpide que les étoiles s'y reflètent la nuit. Ou bien la Praia de Lopes Mendes, considérée comme l'une des plus belles plages du Brésil !
Ensuite, cap sur Paraty, une ville historique presque intacte du 17ème siècle d'où partait l'or du Brésil pour le Portugal. Les rues sont inondées par la mer à marée haute pour permettre leur nettoyage. Nous y profitons de notre dernier jour de soleil, 28°C, car pour le lendemain la météo va se dégrader. Le Brise de Mai va trouver un endroit un peu plus tranquille pour mettre l'ancre à l'abri. Le vent se lève, et la pluie commence... et nous on commence à comprendre pourquoi la Costa Verde est si verte ! Car depuis une bonne semaine, nous guettons le moindre rayon de soleil, mais il ne vient pas ! Depuis Paraty, nous sommes passés par l'ilha do Cedro, l'ilha Anchieta, Ilhabela... sous la grisaille ! Nous en profitons pour avancer un peu plus vite que prévu.
Nous sommes arrivés à Florianopolis hier matin après une traversée de 2 jours. Ici nous sommes à la latitude des Iles Canaries, et il fait entre 18°C et 20°C. On sent que l'Antarctique n'est plus très loin.
Depuis Rio, nous sommes tous les 2 seuls à bord, Anaïs et moi, et tentons de manoeuvrer le bateau à 2 aussi. Heureusement, avec nos 4 mois d'expérience depuis la France, nous nous en sortons pas mal.
A bientôt
Jean Baptiste
Ensuite, cap sur Paraty, une ville historique presque intacte du 17ème siècle d'où partait l'or du Brésil pour le Portugal. Les rues sont inondées par la mer à marée haute pour permettre leur nettoyage. Nous y profitons de notre dernier jour de soleil, 28°C, car pour le lendemain la météo va se dégrader. Le Brise de Mai va trouver un endroit un peu plus tranquille pour mettre l'ancre à l'abri. Le vent se lève, et la pluie commence... et nous on commence à comprendre pourquoi la Costa Verde est si verte ! Car depuis une bonne semaine, nous guettons le moindre rayon de soleil, mais il ne vient pas ! Depuis Paraty, nous sommes passés par l'ilha do Cedro, l'ilha Anchieta, Ilhabela... sous la grisaille ! Nous en profitons pour avancer un peu plus vite que prévu.
Nous sommes arrivés à Florianopolis hier matin après une traversée de 2 jours. Ici nous sommes à la latitude des Iles Canaries, et il fait entre 18°C et 20°C. On sent que l'Antarctique n'est plus très loin.
Depuis Rio, nous sommes tous les 2 seuls à bord, Anaïs et moi, et tentons de manoeuvrer le bateau à 2 aussi. Heureusement, avec nos 4 mois d'expérience depuis la France, nous nous en sortons pas mal.
A bientôt
Jean Baptiste
samedi 11 septembre 2010
En route pour Rio de Janeiro!
Nous quittons Vitoria après avoir profité des bons restos de la ville et de la piscine du port, et faisons route vers Perocao pour la nuit, petite baie qui nous permet de réduire la grande navigation qui nous sépare de Buzios.
Buzios! Le paradis de Brigitte Bardot, qui n'était alors qu'un petit village de pêcheurs quand elle y venait. Aujourd'hui, c'est une station balnéaire avec de nombreuses boutiques ouvertes toute la nuit pour les fans de shopping (de quoi énerver les garçons!), de belles plages tout autour de la péninsule où on se baigne dans une eau limpide, de magnifiques points de vue (qui nous obligent à traverser une plage nudiste ou emprunter des chemins très escarpés), et nos premiers pingouins qui restent timides et se montrent à peine.
Mais la météo annonce du mauvais vent pour dans quelques jours alors il faut reprendre la route qui nous amène à Arraial Do Cabo.
NOus arrivons à un petit mouillage où nous nous sentons seuls au monde devant une magnifique plage de sable blanc. L'eau turquoise nous attire dans l'eau avec nos masques et tubas pour contempler les fonds. Nous croisons petits poissons et énormes oursins, qui nous forcent à ruser pour monter sur les rochers. Nous escaladons la colline et trouvons en chemin pour la ville lézards multicolores et serpents qui se trouvent épiés par nos photographes.
La petite ville de pêcheurs est sympathique et nous découvrons à son extrémité une nouvelle plage de sable blanc et dunes à perte de vue. De retour a notre mouillage, Chloé et Brice nagent avec les pingouins qui sont plus sociables qu'à Buzios!
Nous avons 80 miles a faire pour rejoindre la Baia de Guanabra: Rio de Janeiro où nous arrivons malheureusement de nuit. Ici les ports peuvent coûter 75€ la journée, alors mieux vaut ruser pour pas payer trop cher! Nous nous arretons donc dans un port pas cher mais trop loin de la ville. Nous changeons donc de port pour trouver un port avec un prix correct, mais avec service minimal (nous devons mettre l'ancre, mettre l'annexe sur un ponton douteux qui nous a coûté une amarre). Mais nous sommes dans la ville de Rio, entre la pao d'açucar et le Corcovado!
Nous partons a la découverte du centro et ses buildings, de santa teresa et son tramway, le pao de Açucar et son téléphérique, Copacabana et ses joueurs de volley (mais sans les mains!) et Ipanema et ses surfeurs.
Mercredi, nous partons a la Police pour les formalités. Pour tous ceux qui connaissent la maison de fous dans "les 12 travaux d'Asterix", on s'y est cru! Nous nous sommes même retrouvés chez INTERPOL!!! Mais nous en sommes sortis vivants.
Il est maintenant temps pour Chloé et Brice de nous quitter et pour Jean-Baptiste et moi de partir pour Ilha Grande, l'île aux 100 plages.
A bientôt!
Anaïs
Buzios! Le paradis de Brigitte Bardot, qui n'était alors qu'un petit village de pêcheurs quand elle y venait. Aujourd'hui, c'est une station balnéaire avec de nombreuses boutiques ouvertes toute la nuit pour les fans de shopping (de quoi énerver les garçons!), de belles plages tout autour de la péninsule où on se baigne dans une eau limpide, de magnifiques points de vue (qui nous obligent à traverser une plage nudiste ou emprunter des chemins très escarpés), et nos premiers pingouins qui restent timides et se montrent à peine.
Mais la météo annonce du mauvais vent pour dans quelques jours alors il faut reprendre la route qui nous amène à Arraial Do Cabo.
NOus arrivons à un petit mouillage où nous nous sentons seuls au monde devant une magnifique plage de sable blanc. L'eau turquoise nous attire dans l'eau avec nos masques et tubas pour contempler les fonds. Nous croisons petits poissons et énormes oursins, qui nous forcent à ruser pour monter sur les rochers. Nous escaladons la colline et trouvons en chemin pour la ville lézards multicolores et serpents qui se trouvent épiés par nos photographes.
La petite ville de pêcheurs est sympathique et nous découvrons à son extrémité une nouvelle plage de sable blanc et dunes à perte de vue. De retour a notre mouillage, Chloé et Brice nagent avec les pingouins qui sont plus sociables qu'à Buzios!
Nous avons 80 miles a faire pour rejoindre la Baia de Guanabra: Rio de Janeiro où nous arrivons malheureusement de nuit. Ici les ports peuvent coûter 75€ la journée, alors mieux vaut ruser pour pas payer trop cher! Nous nous arretons donc dans un port pas cher mais trop loin de la ville. Nous changeons donc de port pour trouver un port avec un prix correct, mais avec service minimal (nous devons mettre l'ancre, mettre l'annexe sur un ponton douteux qui nous a coûté une amarre). Mais nous sommes dans la ville de Rio, entre la pao d'açucar et le Corcovado!
Nous partons a la découverte du centro et ses buildings, de santa teresa et son tramway, le pao de Açucar et son téléphérique, Copacabana et ses joueurs de volley (mais sans les mains!) et Ipanema et ses surfeurs.
Mercredi, nous partons a la Police pour les formalités. Pour tous ceux qui connaissent la maison de fous dans "les 12 travaux d'Asterix", on s'y est cru! Nous nous sommes même retrouvés chez INTERPOL!!! Mais nous en sommes sortis vivants.
Il est maintenant temps pour Chloé et Brice de nous quitter et pour Jean-Baptiste et moi de partir pour Ilha Grande, l'île aux 100 plages.
A bientôt!
Anaïs
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