lundi 2 mai 2011
Bienvenue en Polynésie !
Mercredi matin, nous distinguons quelques îles. Les Gambiers sont un ensemble d'îles entouré par une barrière de corail en forme de losange. Nous entrons et arrivons sous un énorme nuage noir qui lève le vent et fait passer les vagues par-dessus bord. Heureusement que l'eau est à plus de 25°C !
Enfin, nous arrivons au mouillage devant le village de Rikita, sur l'île Mangareva et miracle ! malgré un vent à décorner les boeufs, le bassin est calme. Nous n'avions pas rencontré cette situation depuis Valdivia ! Certains se sont réveillés dans la nuit sans savoir où ils étaient.
L'autre changement est que nous avons une quinzaine de bateaux voisins. L'un d'eux nous accueille en nous disant que nous arrivons le jour où la météo est la plus pourrie depuis 8 mois; on est content ! Mais la pluie s'arrête rapidement et nous pouvons descendre à terre et découvrir le village. Nous sommes accueillis avec des "bonjour" dans la rue et les enfants demandent nos prénoms. Entendre parler français dans la rue nous interpelle. Des petites maisons en plein-pied longent la route au bord de la côte.
Ce lieu est reposant et ça tombe bien !
Nous tentons d'obtenir du pain, alors on nous informe "il faut y être à 16h". Et ce n'est pas les cloches de l'église que nous entendons à 16h, mais un défilé de 4x4, scooters, vélos et mêmes joggers qui se dirigent tous vers la seule boulangerie de l'île. Nous arrivons à 16h08, plus de pain ! Nous n'avons plus qu'à réserver pour le lendemain.
"- Matin ou soir?
- C'est quelle heure le matin?
- Cinq heures
- Et bien après-midi alors !"
Eh oui, car les habitants ici se lèvent tôt ! Le soleil se lève à 6h le matin et bon nombre de magasins sont déjà ouverts à cette heure-ci. Un grand changement comparé à l'île de Paques où les soirées commencaient entre minuit et 2h ! Dur, dur de suivre pour nous ! Ici, on ne sort pas le samedi car il faut être en forme pour la messe le dimanche matin, qui est un vrai rassemblement de toute l'île et où l'on chante avec grand enthousiasme.
Le paysage se décline essentiellement en deux couleurs, le bleu turquoise de la mer et le vert de la végétation qui est très abondante ici. Tout pousse ici, et il nous suffit de tendre le bras en cas de petit creux, et nous pouvons nous régaler de bananes, pamplemousses, citrons, mangues, noix de coco, arbre à pain et goyaves. Et les locaux nous donnent généreusement les fruits de leurs jardins en nous invitant à goûter le café (produit à partir des grains du jardin). Un vrai paradis pour les amateurs de fruits !
Nous voilà maintenant bien chargés en fruits mais la météo n'est pas encourageante pour partir vers les autres îles des Tuamotu, ce qui nous donne quelques jours supplémentaires pour explorer les Gambiers, papoter avec nos voisins et nous reposer un peu plus.
Anaïs
Pitcairn
La traversée vers Pitcairn a été sans histoires ou presque : très peu de vent, beaucoup de moteur. Le spi de nuit (mauvaise idée) m'a valu de monter au mât le lendemain matin. La pêche n'a pas du tout été frucuteuse puisque nous avons perdu 2 lignes. Nous avons du jeter des vivres périmées dans lesquelles nous placions beaucoup d'espoir : 3 kilos de viande, 1 pastèque... Rien de grave. Nous n'étions plus habitués à cette chaleur, nos produits frais souffrent. Après 9 jours de traversée, 2000 kilomètres, 3 heures de décallage horaire, nous voyons enfin le minuscule bout de caillou à l'horizon : Pitcairn, le plus petit pays du monde avec ses 40 habitants, descendants de tahitiennes et des révoltés du Bounty (un seul en fait, le seul survivant après qu'ils se soient entre-tués). Ca parle anglais (satanés anglais, ils sont partout). L'accueil est très enthousiaste, les locaux ont l'air heureux de nous voir et nous aussi (en plus ca nous fait un tampon supplémentaire dans le passeport). On nous délivre un parchemin entouré d'une grande feuille, contenant le plan de l'île. Nous ne voyons pas où est le butin, mais nous parvenons à explorer la dense végétation de l'île, sur les traces des mutins du Bounty. Nous faisons en cours de route une récolte miraculeuse de fruits : oranges, noix de cocos, grenades, bananes. C'est un petit paradis terrestre, dans un écrin de verdure. Nous comprenons pourquoi tout le monde a un quad ici : ca monte à pic ! Aucune plage, c'est la falaise tout autour, les chemins montent et descendent. L'îlot qui nous semblait minuscule de loin ne nous paraît plus si petit, tout bien pensé. Ce sera une visite éclair cependant. Nous devons repartir le lendemain déjà, car le calme va être interrompu par l'arrivée d'une dépression, mettant en danger notre mouillage précaire, ouvert au large.
Jean-Baptiste
jeudi 14 avril 2011
Ia Ora Na Rapa Nui
mardi 12 avril 2011
Vers l´île la plus isolée au monde
mercredi 30 mars 2011
L´île aux pirates
En effet, après 4 jours de navigation, quelque chose se dessine a l´horizon, une terre sombre et montagneuse, nonchalente, nous apparaît.
Et oui, ca y est, c´est bien elle, devant nous, au loin, se dresse l´île de Robinson Crusoe.
Nous l´atteindrons dans la nuit.
1ère etape de la traversée du Pacifique et 1ère escale pour les colocataires de la cabine du fond: Baptiste et moi meme, ayant rejoint le Brise de Mai à Valdivia.
Au matin,sortant la tête de ma couchette, le paysage a bien changé. Brise de Mai au mouillage, fait face a l´île, qui me semble maintenant beaucoup plus accueillante, verdoyante et ensoleillée cette fois ci.
Au regard de la mer, turquoise par endroits, nous pouvons observer bon nombre de nos amis poissons.
Le coin est propice à la pêche.
Information verifiée un peu plus tard, en croisant des pêcheurs, revenant chargés de thons plus gros les uns que les autres.
Plus tard, nous decidons de partir découvrir cette île de plus près et de suivre les traces d´Alejandro Selkirk, qui inspira l´histoire de Robinson Crusoé.
Nos premiers pas se font rue... Robinson Crusoe, en grand travaux, en consequence au Tsunami de 2010.
L´endroit n´est plus aussi desert qu´autrefois et compte aujourd´hui près de 6OO habitants, vivants dans de petits chalets de bois, quelques uns d´ailleurs,bien au calme, cachés au beau milieu de la forêt.
Nous partons alors en randonnée. Objectif: le mirador où se rendait chaque jour Selkirk, dans l´espoir qu´un bateau vienne à passer dans ces lieux isolés et ainsi le libère de son sort.
Il fera ce chemin pendant 4 ans et 4 mois.
Ce qui je pense, lui apporta une bien belle condition physique ma foi.
Pour y accéder, nous passons tout d´abord au travers d´une forêt d´eucalyptus et arbustes à fruits sauvages.
Au plus grand bonheur d´Anaïs d ailleurs...
Nous arrivons à un premier point de vue donnant sur la baie, où se repose le Brise de Mai.
Il paraît bien petit d´ici!
Puis après une nouvelle petite ascencion, nous touchons au but, et là, surprise!
Splendide vue donnant sur l´autre versant plongeant sur la mer.
L´endroit est en effet magnifique, au plus grand regal de nos yeux.
Du coup, nous decidons de continuer quelques peu la promenade, s´en suit une pause goûter face à quelques chevaux et vaches broutant face à la mer. Nous croisons aussi des lapins.
De retour de notre périple, il est temps de reprendre un peu de forces, et pour ceci, rien de tel qu´une bonne Robinson, la bière locale.
Pas mauvaise du tout d´ailleurs...
Nous rentrons ensuite au bateau. De là, à la nuit tombée, avec ses lumières éparpillées, Robinson Crusoe nous rappelle une île pirate. Tout me laisse à penser que le célèbre Rackham le rouge vint y sejourner lors de sa terrible épopée...
Nous passerons ici notre dernière nuit, avant de prendre la route vers la mysterieuse île de Pâques et ses 15 jours de navigation...
Jean-Marie
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vendredi 25 mars 2011
Adieu Amerique !
Mais nous avons pu effectuer de nombreux travaux sur le Brise de Mai, dont les plus importants :
- Nouveau safran
- Remplacement de la bague de la barre à roue
- Renforcement en stratifié de la juppe arrière
- Nouveaux réas pour l'ancre
- Réparation de la pièce d'étrave en alumium
- Réparation de la pièce d'étrave en inox, à la base de l'étai
- Réparation et renforcement de l'ancre tordue
- Installation de la nouvelle grand voile
- Réparation de la trinquette et couture pour améliorer l'emmagasineur
Tous ces travaux devraient rappeler beaucoup de souvenirs à de nombreux coéquipiers. Le bateau est resté en tout 10 jours à terre, du 8 au 18 mars, et cela a donné lieu pour nous à diverses angoisses entre le tsunami, les tremblements de terre, les rafales de vent qui font trembler le bateau... Finalement, ni vague géante, ni secousses violentes : le bateau est resté bien sagement sur son ber.
Le Pacifique est donc notre prochain "bassin" de croisière. Nous essayons de nous imaginer de l'autre côté de l'horizon, mais ça nous parait impossible pour l'instant, tant les étendues sont immenses et uniformes. Le Pacifique recouvre la moitié de la planète, et seules quelques îles et archipels surgissent ça et là. L'île de Pâques est à presque 4000 kilomètres, et Tahiti est à 9000 kilomètres !
Mais notre première destination est un peu plus proche : nous allons visiter les îles Juan Fernandez, et plus précisément l'île de Robinson Crusoé, oui la vraie ! C'est sur cette île que le marin Alexandro Selkirk a survécu des années tout seul, inspirant la fameuse histoire. 800 kilomètres nous séparent déjà de Valdivia, lorsque nous aperçevons ce bout de caillou hérissé de pics infranchissables, complètement isolé au milieu du grand océan. Une vision magique, complètement invraisemblable ! Et pourtant il y a des habitants, un village de 600 habitants environ qui ressemble à un village de pirates lorsque nous arrivons à 4h00 du matin. Nous partons maintenant explorer les traces de Robinson Crusoé. Nous vous en dirons plus dans le prochain message !
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dimanche 13 mars 2011
Prochains milles dans le Pacifique
10 avril : Île de Pâques
<> Pitcairn
1er mai : Gambiers
<> Archipel des Tuamotu
25 mai : Tahiti
<> Bora Bora, Huahine, Tahaa / Raiatea, Maupiti, Maupihaa, Îles Cook du Sud (Aitutaki), Niue
19 juin : Nuku'Alofa (Tonga)
<> Vava'u
3 juillet : Suva (Îles Fidji)
<> Îles Loyauté
17 juillet : Noumea (Nouvelle Calédonie)
31 juillet : Port Vila (Vanuatu)
14 août : Honaria (Îles Salomon)
4 septembre : Papouasie-Nouvelle Guinée
<> Louisiade, détroit de Torrès
25 septembre : Darwin (Australie)
Bien entendu, ces escales ne sont qu'indicatives, il faut nous contacter pour qu'on puisse discuter d'un programme ensemble.
Les deux dernières semaines d'aout sont déjà reservées !
A bientôt