lundi 2 mai 2011

Bienvenue en Polynésie !

Le 25 avril, nous sommes prêts, le vent se lève, nous quittons Pitcairn. La traversée vers les Gambiers doit durer 2 jours. Bien que courte, elle nous est très pénible: le repos à Pitcairn a été trop court et le vent souffle fort et lève les vagues qui malmènent notre safran et nous inquiètent.
Mercredi matin, nous distinguons quelques îles. Les Gambiers sont un ensemble d'îles entouré par une barrière de corail en forme de losange. Nous entrons et arrivons sous un énorme nuage noir qui lève le vent et fait passer les vagues par-dessus bord. Heureusement que l'eau est à plus de 25°C !
Enfin, nous arrivons au mouillage devant le village de Rikita, sur l'île Mangareva et miracle ! malgré un vent à décorner les boeufs, le bassin est calme. Nous n'avions pas rencontré cette situation depuis Valdivia ! Certains se sont réveillés dans la nuit sans savoir où ils étaient.
L'autre changement est que nous avons une quinzaine de bateaux voisins. L'un d'eux nous accueille en nous disant que nous arrivons le jour où la météo est la plus pourrie depuis 8 mois; on est content ! Mais la pluie s'arrête rapidement et nous pouvons descendre à terre et découvrir le village. Nous sommes accueillis avec des "bonjour" dans la rue et les enfants demandent nos prénoms. Entendre parler français dans la rue nous interpelle. Des petites maisons en plein-pied longent la route au bord de la côte.
Ce lieu est reposant et ça tombe bien !
Nous tentons d'obtenir du pain, alors on nous informe "il faut y être à 16h". Et ce n'est pas les cloches de l'église que nous entendons à 16h, mais un défilé de 4x4, scooters, vélos et mêmes joggers qui se dirigent tous vers la seule boulangerie de l'île. Nous arrivons à 16h08, plus de pain ! Nous n'avons plus qu'à réserver pour le lendemain.
"- Matin ou soir?
- C'est quelle heure le matin?
- Cinq heures
- Et bien après-midi alors !"
Eh oui, car les habitants ici se lèvent tôt ! Le soleil se lève à 6h le matin et bon nombre de magasins sont déjà ouverts à cette heure-ci. Un grand changement comparé à l'île de Paques où les soirées commencaient entre minuit et 2h ! Dur, dur de suivre pour nous ! Ici, on ne sort pas le samedi car il faut être en forme pour la messe le dimanche matin, qui est un vrai rassemblement de toute l'île et où l'on chante avec grand enthousiasme.
Le paysage se décline essentiellement en deux couleurs, le bleu turquoise de la mer et le vert de la végétation qui est très abondante ici. Tout pousse ici, et il nous suffit de tendre le bras en cas de petit creux, et nous pouvons nous régaler de bananes, pamplemousses, citrons, mangues, noix de coco, arbre à pain et goyaves. Et les locaux nous donnent généreusement les fruits de leurs jardins en nous invitant à goûter le café (produit à partir des grains du jardin). Un vrai paradis pour les amateurs de fruits !
Nous voilà maintenant bien chargés en fruits mais la météo n'est pas encourageante pour partir vers les autres îles des Tuamotu, ce qui nous donne quelques jours supplémentaires pour explorer les Gambiers, papoter avec nos voisins et nous reposer un peu plus.

Anaïs

Pitcairn

Le 13 avril, nous croyons faire nos derniers pas sur l'île de Paques. C'était sans compter sur les imprévus de dernière minute. L'alarme de batterie faible sonne le soir même, alors que nous avons eu du soleil toute la journée. Il nous faut des batteries neuves. Nous bravons les rouleaux de Hanga Roa pour descendre à terre. Les surfers nous regardent avec de grands yeux, nous faisons un bon surf. Malheureusement les batteries ne seront prêtent que dans 2 heures. Nous retournons au bateau faire les formalités, car les fonctionnaires viennent nous voir à bord. Dans les rouleaux, nous faisons des bonds assez spectaculaires de loin je pense. Vers 11h30, nous voulons donc aller chercher nos batteries. Et cette fois-ci, nous faisons un surf absolument impressionnant avec Jean Marie, l'annexe vole littéralement devant le rouleau qui se fracasse, le moteur s'emballe. Au retour, c'est mission impossible, les rouleaux font un bon mètre, plus par moments, et à l'extérieur de l'étroit chenal ce sont des rouleaux dignes de Hawaï. Les surfers sont en foule et s'en donnent à coeur joie. Nous faisons une première tentative presque deséspérée, mais un rouleau arrive, nous faisons demi tour, nous sommes trempés. Heureusement pour nous, quelques sympathiques pascuans nous regardent depuis la digue et nous aident par des signes : "attendez...allez y... non, non, revenez ! attendez... encore une... non ... (10 minutes plus tard)... go !!! Juste après une série fracassante, d'un coup un calme plat ! Nous décidons de faire aveuglément confiance en nos guides, et nous fonçons. Nous arrivons victorieusement au bateau.


La traversée vers Pitcairn a été sans histoires ou presque : très peu de vent, beaucoup de moteur. Le spi de nuit (mauvaise idée) m'a valu de monter au mât le lendemain matin. La pêche n'a pas du tout été frucuteuse puisque nous avons perdu 2 lignes. Nous avons du jeter des vivres périmées dans lesquelles nous placions beaucoup d'espoir : 3 kilos de viande, 1 pastèque... Rien de grave. Nous n'étions plus habitués à cette chaleur, nos produits frais souffrent. Après 9 jours de traversée, 2000 kilomètres, 3 heures de décallage horaire, nous voyons enfin le minuscule bout de caillou à l'horizon : Pitcairn, le plus petit pays du monde avec ses 40 habitants, descendants de tahitiennes et des révoltés du Bounty (un seul en fait, le seul survivant après qu'ils se soient entre-tués). Ca parle anglais (satanés anglais, ils sont partout). L'accueil est très enthousiaste, les locaux ont l'air heureux de nous voir et nous aussi (en plus ca nous fait un tampon supplémentaire dans le passeport). On nous délivre un parchemin entouré d'une grande feuille, contenant le plan de l'île. Nous ne voyons pas où est le butin, mais nous parvenons à explorer la dense végétation de l'île, sur les traces des mutins du Bounty. Nous faisons en cours de route une récolte miraculeuse de fruits : oranges, noix de cocos, grenades, bananes. C'est un petit paradis terrestre, dans un écrin de verdure. Nous comprenons pourquoi tout le monde a un quad ici : ca monte à pic ! Aucune plage, c'est la falaise tout autour, les chemins montent et descendent. L'îlot qui nous semblait minuscule de loin ne nous paraît plus si petit, tout bien pensé. Ce sera une visite éclair cependant. Nous devons repartir le lendemain déjà, car le calme va être interrompu par l'arrivée d'une dépression, mettant en danger notre mouillage précaire, ouvert au large.

Jean-Baptiste

jeudi 14 avril 2011

Ia Ora Na Rapa Nui

Voilà 2 jours maintenant que le Brise de Mai se trouve au mouillage face à Rapa Nui, l´île de Pâques et ô victoire, ce matin la mer a passé sa colère! Enfin nous pouvons poser pied à terre.


Une fois debarqué, le gardien du port, un Moai (statue de Pierre), semble nous souhaiter la bienvenue.
Nous allons dégourdir les jambes dans les rues d Hanga Roa, jusqu´à son marché, où les Rapa Nui vendent leurs produits a l´arriere des pick up (voiture officielle des pascuans).
Mangues, papayes, citrons vert, bananes,… Les fruits ont bien changes depuis Valdivia, il faut dire que le climat n´est plus tout a fait le meme non plus.

La population egalement a evoluee, les origines polynesienne se font sentir, tout le rapelle ici:
Des vahines portant la Tiare a l´oreille, au chant du ukulele, aux surfeurs et autres piroguiers bravant la mer quelqu´en soit les conditions.
Et la langue bien sur, le Rapa Nui, issue du Maori.

Plus tard, nous partons decouvrir le volcan de Rano Kanu, au sud est de l´ile, accompagnés par Jacob, Jeune chien pascuan rencontré en chemin.
Sur cette route, place au calme et a la tranquilite. Les habitants des quelques maisons que nous croisons semblent mener une vie bien paisible au milieu de la nature, face a la mer, arbres fruitiers dans les jardins.
Que demander de plus?

Nous arrivons au cratère, a l'interieur duquel un lac s´est formé et d'où se degage une vue exceptionnelle sur l'ocean immense.
Jacob, bien qu'essouflé est toujours présent.

Retour au bateau apres une petite glace parfum goyave sur le port, puis nous decidons de repartir gouter a la vie nocturne pascuanne.
Nous buvons un verre de biere locale dans un bar où s'affrontent 2 joueurs de ukulele sur fond de chant Rapa Nui. Un bien Beau spectacle!

Le lendemain, une grosse journee nous attend: Petit dej' au son des Beach boys, nous louons des velos, et c'est parti pour une rando decouverte de l'ile.
42km au programme.

Tres belle promenade, paysages sauvages, tout comme les chevaux que nous rencontrons un peu partout, presqu'autant que les Moais…
Decouvrons entre autres le volcan de Rano Ranaku et ses statues de pierre, eparpillees ca et là sur un des versant.
Il en existe de toutes sortes: petites et grandes, debout ou couchees, avec ou sans “chapeau”, une meme est en position assise.

Descendons ensuite a Tongariki, celebre pour ses 15 Moais alignes dos a la mer, nous regardant droit dans les yeux.
Mysterieusement impressionnants ces hommes de pierre.

Enfin direction la plage d'Anakena, qui sera la bienvenue pour ceux souhaitant recuperer quelques forces, car il faut le dire, les jambes commencent à être lourdes.
La  plage est precedee d'une allee de cocotiers, bordee par une petite colline et surveillee par ces omnipresentes Moais.
Sable blanc, eaux translucides.,.. On ne pouvait esperer mieux.
Profitons de ce bel endroit puis repartons pour Hanga Roa. Ca grimpe dur, mais encouragés par nos supporters de pierre, les forces reviennent vite et la route se fait plus belle…

Nos deux derniers jours sur l'ile consisterons en une derniere rando, un petit resto et bien sûr au réapprovisionnement pour la prochaine navigation, qui nous ammenera a Pitcairn et a ses 40 habitants, pour la plupart descendants des revoltes du Bounty…

Jean Marie

mardi 12 avril 2011

Vers l´île la plus isolée au monde

Le soir du vendredi 25 mars marquera notre départ de l´île Robinson Crusoe. Nous voyons l´île s´évanouir dans la nuit et nous voilà partis pour deux semaines de navigation.


Dès la première nuit, le GPS émet son fameux bip "alimentation": plus de batteries! Nous allons donc devoir nous passer du pilote automatique et barrer jusqu´à ce que les batteries retrouvent un niveau acceptable.

Une belle première journée nous permet de ne barrer que 4 heures chacun, mais les nuages semblent s´attacher à nous pour les jours suivants, avec un bon vent pour les voiles mais pas suffisant pour faire tourner l´éolienne. Nous barrons donc sans relâche, avec l´espoir chaque matin de voir le soleil revenir.

Au bout de 5 jours, le soleil arrive, enfin! Nous allons pouvoir arrêter de barrer toute la nuit, même s´il faut continuer à barrer le jour rappelle le capitaine.


Le vent continue à nous pousser, mais les vents du Pacifique sont variables avec des passages de grains fréquents. Il faut donc souvent empanner, enlever le tangon, remettre le tangon, ah mince le vent a encore tourné! on réenlève le tangon....


En milieu de route, Jean-Baptiste entend un petit bruit et repère des pièces bleues dans notre traine. Vite ! Moteur et demi-tour: notre tout nouveau safran ouvert en 2 flotte. Nous récupérons les pièces et constatons que notre safran est en "mousse" !!

Heureusement, le Brise de Mai continue à être manoeuvrable, nous pouvons poursuivre notre route.


Au réveil du 12ème jour, ca y est, nous voyons à l´horizon un bout de terre. L´île de Pâques n´est plus qu´à 45 miles. Elle paraît toute petite dans cet immense océan. Son approche nous permettra de distinguer son relief doux, caractérisé par de nombreuses collines, dans les tons rouge et vert.


Au terme d´une douce traversée de 12 jours et 1690 miles, nous allons mouiller devant la petite ville d´Hanga Roa, mais un vent violent venant du nord crée un mouillage agité. Nous posons l´ancre mais les vagues sont telles que nous nous sentons comme en pleine mer. Pour la sécurité de Brise de Mai, il est impensable de le quitter.

Le vent va se calmer dans la nuit mais aussi tourner ouest, ce qui crée d´énormes rouleaux qui viennent s´éclater sur la côte. Impossible de descendre pendant 2 jours!


Samedi matin, ca y est ! Nous pouvons enfin descendre et découvrir l´île de Pâques. Nous nous faufilons entre 2 rouleaux et arrivons dans le mini port de pêche, accueillis par les premières statues moai.

La découverte de l´île promet d´être une excellente récompense !


Anaïs

mercredi 30 mars 2011

L´île aux pirates

Mardi, 23h, Jean Baptiste donne l´alerte. L´oeil du capitaine a frappé!
En effet, après 4 jours de navigation, quelque chose se dessine a l´horizon, une terre sombre et montagneuse, nonchalente, nous apparaît.
Et oui, ca y est, c´est bien elle, devant nous, au loin, se dresse l´île de Robinson Crusoe.
Nous l´atteindrons dans la nuit.
1ère etape de la traversée du Pacifique et 1ère escale pour les colocataires de la cabine du fond: Baptiste et moi meme, ayant rejoint le Brise de Mai à Valdivia.
Au matin,sortant la tête de ma couchette, le paysage a bien changé. Brise de Mai au mouillage, fait face a l´île, qui me semble maintenant beaucoup plus accueillante, verdoyante et ensoleillée cette fois ci.
Au regard de la mer, turquoise par endroits, nous pouvons observer bon nombre de nos amis poissons.
Le coin est propice à la pêche.
Information verifiée un peu plus tard, en croisant des pêcheurs, revenant chargés de thons plus gros les uns que les autres.
Plus tard, nous decidons de partir découvrir cette île de plus près et de suivre les traces d´Alejandro Selkirk, qui inspira l´histoire de Robinson Crusoé.
Nos premiers pas se font rue... Robinson Crusoe, en grand travaux, en consequence au Tsunami de 2010.
L´endroit n´est plus aussi desert qu´autrefois et compte aujourd´hui près de 6OO habitants, vivants dans de petits chalets de bois, quelques uns d´ailleurs,bien au calme, cachés au beau milieu de la forêt.
Nous partons alors en randonnée. Objectif: le mirador où se rendait chaque jour Selkirk, dans l´espoir qu´un bateau vienne à passer dans ces lieux isolés et ainsi le libère de son sort.
Il fera ce chemin pendant 4 ans et 4 mois.
Ce qui je pense, lui apporta une bien belle condition physique ma foi.
Pour y accéder, nous passons tout d´abord au travers d´une forêt d´eucalyptus et arbustes à fruits sauvages.
Au plus grand bonheur d´Anaïs d ailleurs...
Nous arrivons à un premier point de vue donnant sur la baie, où se repose le Brise de Mai.
Il paraît bien petit d´ici!
Puis après une nouvelle petite ascencion, nous touchons au but, et là, surprise!
Splendide vue donnant sur l´autre versant plongeant sur la mer.
L´endroit est en effet magnifique, au plus grand regal de nos yeux.
Du coup, nous decidons de continuer quelques peu la promenade, s´en suit une pause goûter face à quelques chevaux et vaches broutant face à la mer. Nous croisons aussi des lapins.
De retour de notre périple, il est temps de reprendre un peu de forces, et pour ceci, rien de tel qu´une bonne Robinson, la bière locale.
Pas mauvaise du tout d´ailleurs...
Nous rentrons ensuite au bateau. De là, à la nuit tombée, avec ses lumières éparpillées, Robinson Crusoe nous rappelle une île pirate. Tout me laisse à penser que le célèbre Rackham le rouge vint y sejourner lors de sa terrible épopée...
Nous passerons ici notre dernière nuit, avant de prendre la route vers la mysterieuse île de Pâques et ses 15 jours de navigation...

Jean-Marie
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vendredi 25 mars 2011

Adieu Amerique !

Nos dernières journées à Valdivia ont été bien chargées, nous nous sommes battus jusqu'à la dernière minute pour partir ! Remettre le bateau à l'eau, faire les dernières courses, et puis les imprévus : la barre à roue remontée à l'envers qu'il a fallu entièrement demonter puis remonter, les autorités qui ne veulent pas signer notre autorisation, et puis lorsque nous partons enfin, un petit voilier qui nous appelle à l'aide sur le bord de la rivière !

Mais nous avons pu effectuer de nombreux travaux sur le Brise de Mai, dont les plus importants :
- Nouveau safran
- Remplacement de la bague de la barre à roue
- Renforcement en stratifié de la juppe arrière
- Nouveaux réas pour l'ancre
- Réparation de la pièce d'étrave en alumium
- Réparation de la pièce d'étrave en inox, à la base de l'étai
- Réparation et renforcement de l'ancre tordue
- Installation de la nouvelle grand voile
- Réparation de la trinquette et couture pour améliorer l'emmagasineur

Tous ces travaux devraient rappeler beaucoup de souvenirs à de nombreux coéquipiers. Le bateau est resté en tout 10 jours à terre, du 8 au 18 mars, et cela a donné lieu pour nous à diverses angoisses entre le tsunami, les tremblements de terre, les rafales de vent qui font trembler le bateau... Finalement, ni vague géante, ni secousses violentes : le bateau est resté bien sagement sur son ber.

Le Pacifique est donc notre prochain "bassin" de croisière. Nous essayons de nous imaginer de l'autre côté de l'horizon, mais ça nous parait impossible pour l'instant, tant les étendues sont immenses et uniformes. Le Pacifique recouvre la moitié de la planète, et seules quelques îles et archipels surgissent ça et là. L'île de Pâques est à presque 4000 kilomètres, et Tahiti est à 9000 kilomètres !
Mais notre première destination est un peu plus proche : nous allons visiter les îles Juan Fernandez, et plus précisément l'île de Robinson Crusoé, oui la vraie ! C'est sur cette île que le marin Alexandro Selkirk a survécu des années tout seul, inspirant la fameuse histoire. 800 kilomètres nous séparent déjà de Valdivia, lorsque nous aperçevons ce bout de caillou hérissé de pics infranchissables, complètement isolé au milieu du grand océan. Une vision magique, complètement invraisemblable ! Et pourtant il y a des habitants, un village de 600 habitants environ qui ressemble à un village de pirates lorsque nous arrivons à 4h00 du matin. Nous partons maintenant explorer les traces de Robinson Crusoé. Nous vous en dirons plus dans le prochain message !

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dimanche 13 mars 2011

Prochains milles dans le Pacifique

Nous sommes toujours à Valdivia, où nous préparons le bateau pour l'étape suivante : la traversée du Pacifique, qui devra nous mener jusqu'au détroit de Torrès et l'Océan Indien, en septembre. Le nouveau safran ainsi que les 2 nouveaux équipiers doivent arriver la semaine prochaine. Cela nous donne une bonne occasion de vous inviter à nouveau à nous rejoindre à bord. Les îles du Pacifique sont difficiles à atteindre même en avion, mais l'expérience promet d'être inoubliable ! J'ai essayé de faire un petit planning de nos principales escales :

10 avril : Île de Pâques
<> Pitcairn
1er mai : Gambiers
<> Archipel des Tuamotu
25 mai : Tahiti
<> Bora Bora, Huahine, Tahaa / Raiatea, Maupiti, Maupihaa, Îles Cook du Sud (Aitutaki), Niue
19 juin : Nuku'Alofa (Tonga)
<> Vava'u
3 juillet : Suva (Îles Fidji)
<> Îles Loyauté
17 juillet : Noumea (Nouvelle Calédonie)
31 juillet : Port Vila (Vanuatu)
14 août : Honaria (Îles Salomon)
4 septembre : Papouasie-Nouvelle Guinée
<> Louisiade, détroit de Torrès
25 septembre : Darwin (Australie)


Bien entendu, ces escales ne sont qu'indicatives, il faut nous contacter pour qu'on puisse discuter d'un programme ensemble.
Les deux dernières semaines d'aout sont déjà reservées !

A bientôt