vendredi 11 février 2011

Le soleil donne

Tortel est un village charmant installé sur une petite montagne tout au bout des canaux. Tout ici est fait en bois. Nous ne marchons pas sur des routes mais sur des passerelles en bois avec des escaliers qui montent et descendent pour desservir les différentes petites maisons colorées.
La seule route qui vient ici est tout en haut des marches. On l'appelle la Carretera australe, et elle n'est rien de plus qu'une route caillouteuse qui nous secoue pendant trois heures jusqu'à la première ville, mais elle suit une vallée magnifique: hautes montagnes boisées traversées par une rivière de couleur blanc/bleu.
Nous déposons maman à Cochrane qui pourra enfin se rapprocher de Santiago pour rentrer en France !
A notre retour, une excellente fenêtre météo s'annonce. Un anticyclone arrive et nous devrions avoir très peu de vent pendant les prochains jours. Une aubaine pour traverser le fameux "Golfo de Peñas" (le golfe des peines). Nous faisons donc rapidement le plein puis cap vers l'ouest !
Nous affrontons peu après les vagues du golfe. Elles se coupent, s'entrecroisent et ne sont pas agréables du tout. Qu'est ce que ça doit être par gros temps ! Nous apercevons au loin des jets de baleines. Les nuages s'accrochent aux montagnes et nous permettent à peine de distinguer le cap Tres Montes: côte hachée avec de nombreux rôchers menaçants.
Nous arrivons au mouillage pour un repos bien mérité. Les arbres ici se tiennent droits et la forêt est plus dense. Au réveil, nous avons ciel bleu et 22°C dans le bateau ! Aurait on changé de pays ?

Voilà maintenant 3 jours que nous avons grand soleil. Pas un nuage, une toute petite brise, nous avons atteint 26°C aujourd'hui. On en rêvait il y a encore une semaine, à présent on se cache à l'ombre parce qu'on a trop chaud ! Les coups de soleil se multiplient et les mouches oubliées depuis longtemps nous accueillent avec joie.

Nous sommes arrivés à Puerto Aguirre, petit village de pêche sur un îlot au milieu des canaux. Nous sommes amarrés au petit port de pêche et de nombreuses "bêtes curieuses" viennent voir le Brise de Mai. Ce ne sont plus les phoques mais des humains.

A bientôt pour notre retour à la civilisation

Anaïs

----------
radio email processed by SailMail
for information see: http://www.sailmail.com

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire