mercredi 30 mars 2011
L´île aux pirates
En effet, après 4 jours de navigation, quelque chose se dessine a l´horizon, une terre sombre et montagneuse, nonchalente, nous apparaît.
Et oui, ca y est, c´est bien elle, devant nous, au loin, se dresse l´île de Robinson Crusoe.
Nous l´atteindrons dans la nuit.
1ère etape de la traversée du Pacifique et 1ère escale pour les colocataires de la cabine du fond: Baptiste et moi meme, ayant rejoint le Brise de Mai à Valdivia.
Au matin,sortant la tête de ma couchette, le paysage a bien changé. Brise de Mai au mouillage, fait face a l´île, qui me semble maintenant beaucoup plus accueillante, verdoyante et ensoleillée cette fois ci.
Au regard de la mer, turquoise par endroits, nous pouvons observer bon nombre de nos amis poissons.
Le coin est propice à la pêche.
Information verifiée un peu plus tard, en croisant des pêcheurs, revenant chargés de thons plus gros les uns que les autres.
Plus tard, nous decidons de partir découvrir cette île de plus près et de suivre les traces d´Alejandro Selkirk, qui inspira l´histoire de Robinson Crusoé.
Nos premiers pas se font rue... Robinson Crusoe, en grand travaux, en consequence au Tsunami de 2010.
L´endroit n´est plus aussi desert qu´autrefois et compte aujourd´hui près de 6OO habitants, vivants dans de petits chalets de bois, quelques uns d´ailleurs,bien au calme, cachés au beau milieu de la forêt.
Nous partons alors en randonnée. Objectif: le mirador où se rendait chaque jour Selkirk, dans l´espoir qu´un bateau vienne à passer dans ces lieux isolés et ainsi le libère de son sort.
Il fera ce chemin pendant 4 ans et 4 mois.
Ce qui je pense, lui apporta une bien belle condition physique ma foi.
Pour y accéder, nous passons tout d´abord au travers d´une forêt d´eucalyptus et arbustes à fruits sauvages.
Au plus grand bonheur d´Anaïs d ailleurs...
Nous arrivons à un premier point de vue donnant sur la baie, où se repose le Brise de Mai.
Il paraît bien petit d´ici!
Puis après une nouvelle petite ascencion, nous touchons au but, et là, surprise!
Splendide vue donnant sur l´autre versant plongeant sur la mer.
L´endroit est en effet magnifique, au plus grand regal de nos yeux.
Du coup, nous decidons de continuer quelques peu la promenade, s´en suit une pause goûter face à quelques chevaux et vaches broutant face à la mer. Nous croisons aussi des lapins.
De retour de notre périple, il est temps de reprendre un peu de forces, et pour ceci, rien de tel qu´une bonne Robinson, la bière locale.
Pas mauvaise du tout d´ailleurs...
Nous rentrons ensuite au bateau. De là, à la nuit tombée, avec ses lumières éparpillées, Robinson Crusoe nous rappelle une île pirate. Tout me laisse à penser que le célèbre Rackham le rouge vint y sejourner lors de sa terrible épopée...
Nous passerons ici notre dernière nuit, avant de prendre la route vers la mysterieuse île de Pâques et ses 15 jours de navigation...
Jean-Marie
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vendredi 25 mars 2011
Adieu Amerique !
Mais nous avons pu effectuer de nombreux travaux sur le Brise de Mai, dont les plus importants :
- Nouveau safran
- Remplacement de la bague de la barre à roue
- Renforcement en stratifié de la juppe arrière
- Nouveaux réas pour l'ancre
- Réparation de la pièce d'étrave en alumium
- Réparation de la pièce d'étrave en inox, à la base de l'étai
- Réparation et renforcement de l'ancre tordue
- Installation de la nouvelle grand voile
- Réparation de la trinquette et couture pour améliorer l'emmagasineur
Tous ces travaux devraient rappeler beaucoup de souvenirs à de nombreux coéquipiers. Le bateau est resté en tout 10 jours à terre, du 8 au 18 mars, et cela a donné lieu pour nous à diverses angoisses entre le tsunami, les tremblements de terre, les rafales de vent qui font trembler le bateau... Finalement, ni vague géante, ni secousses violentes : le bateau est resté bien sagement sur son ber.
Le Pacifique est donc notre prochain "bassin" de croisière. Nous essayons de nous imaginer de l'autre côté de l'horizon, mais ça nous parait impossible pour l'instant, tant les étendues sont immenses et uniformes. Le Pacifique recouvre la moitié de la planète, et seules quelques îles et archipels surgissent ça et là. L'île de Pâques est à presque 4000 kilomètres, et Tahiti est à 9000 kilomètres !
Mais notre première destination est un peu plus proche : nous allons visiter les îles Juan Fernandez, et plus précisément l'île de Robinson Crusoé, oui la vraie ! C'est sur cette île que le marin Alexandro Selkirk a survécu des années tout seul, inspirant la fameuse histoire. 800 kilomètres nous séparent déjà de Valdivia, lorsque nous aperçevons ce bout de caillou hérissé de pics infranchissables, complètement isolé au milieu du grand océan. Une vision magique, complètement invraisemblable ! Et pourtant il y a des habitants, un village de 600 habitants environ qui ressemble à un village de pirates lorsque nous arrivons à 4h00 du matin. Nous partons maintenant explorer les traces de Robinson Crusoé. Nous vous en dirons plus dans le prochain message !
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dimanche 13 mars 2011
Prochains milles dans le Pacifique
10 avril : Île de Pâques
<> Pitcairn
1er mai : Gambiers
<> Archipel des Tuamotu
25 mai : Tahiti
<> Bora Bora, Huahine, Tahaa / Raiatea, Maupiti, Maupihaa, Îles Cook du Sud (Aitutaki), Niue
19 juin : Nuku'Alofa (Tonga)
<> Vava'u
3 juillet : Suva (Îles Fidji)
<> Îles Loyauté
17 juillet : Noumea (Nouvelle Calédonie)
31 juillet : Port Vila (Vanuatu)
14 août : Honaria (Îles Salomon)
4 septembre : Papouasie-Nouvelle Guinée
<> Louisiade, détroit de Torrès
25 septembre : Darwin (Australie)
Bien entendu, ces escales ne sont qu'indicatives, il faut nous contacter pour qu'on puisse discuter d'un programme ensemble.
Les deux dernières semaines d'aout sont déjà reservées !
A bientôt
mardi 8 mars 2011
Chiloe
Castro se trouve sur la côte Est de l'ile de Chiloé qui est une destination de vacances pour les Chiliens. Les maisons sont en bois peint, certaines sont sur pilotis directement sur la mer. Même les églises sont en bois. Celle de Castro est particulièrement remarquable, car très haute.
Tout au long de cette semaine nous avons aussi le droit:
- à la traversée d'un bras de mer en anexe, sur une idée de Jean-baptiste,
arrivée sur l'île par une pluie battante sous le regard goguenard des habitants, retour façon Fort Boyard sous une avalanche d'eau douce et d'eau salée. Le chauffage à l'arrivée était le bienvenu.
- Un mémorable repas dans un petit restaurant (El Chejo) avec vue sur la mer dans le port de Quemchi, où nous avons terminé la soirée dans la cuisine, où le patron nous a fait goûter toutes ses bouteilles de liqueur. La cuisine servant de repaire aux habitués avec canapé et télé.
- A un superbe mouillage à Puerto Hueihue au fond d'une lagune paradisiaque, vraie réserve naturelle d'oiseaux de toutes sortes, et lieu choisi par Marc, Jean-yves... une poignée d'aventuriers français qui ont posé leur valises ici séduits par l'endroit.
- Nous avons croisé phoques, pingouins, baleines géantes et quantité d'oiseaux de toutes sortes.
- Samedi Brise de Mai a quitté les canaux pour rejoindre le Pacifique et sa légendaire grande houle...(dur dur pour les estomacs fragiles*), cap sur Valvidia où il va subir la réparation de son safran dont il ne reste qu'un quart.
- Cette côte pacifique est sauvage et inaccessible, pas de routes, pas de chemins, que des falaises, des forêts, des montagnes.
- Ce qui est amusant aussi c'est d'avoir rencontré tout au long de cette semaine, plusieurs fois les mêmes bateaux, en particulier le voisin de ponton de la Roche Bernard, port de départ du bateau.
Le monde est petit!
Nous allons laisser maintenant Jean-baptiste et Anaïs partir pour un deuxième grand départ, le Pacifique, après être partis de la Roche Bernard pour l'atlantique et l'Amérique.
Eric Marie et Pierrick (..)
*NB : Oui, parce que Eric a plusieurs estomacs...
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jeudi 24 février 2011
Les îles Chonos et le volcan Puyehue
Nos arrivons au petit village de pêcheurs de Melinka, puis nous traversons vers l'île de Chiloé. C'est là que nous rejoindrons mes parents. L'ancre ne tient pas très bien mais nous croisons une barge qui nous accueille à sa bouée. Nous profitons de notre temps libre pour aller nous dégourdir les jambes dans la région des Grands Lacs, plus au nord. Nous prenons un bus interminable jusqu'à Osorno, que nous surnommons l'omnibus. Le 1er jour, nous escaladons le volcan Puyehue : 1800 mètres de dénivelé positif, 700 mètres négatifs, dès le 1er jour, nous sommes à bout. Heureusement la vue d'en haut est magnifique, nous voyons dépasser les grands volcans qui culminent à presque 4000 mètres d'altitude dans cette partie des Andes. Retour le soir au refuge, le vent souffle pendant la nuit. Le lendemain matin, nous partons explorer la région volcanique des alentours et les sources chaudes. Nous croisons un groupe de jeunes qui vient de faire demi-tour, à cause du vent. Avec Anaïs, nous n'avons pourtant pas l'impression qu'il y a tant de vent. Peut-être que nous avons fini par nous acclimater à la Patagonie.
Le soleil reste à son zénith, ce qui nous permet de profiter d'une petite baignade dans les sources chaudes. Cà brûle ! Il faut mélanger subtilement l'eau bouillante qui sort des profondeurs de la terre, avec l'eau gelée de la rivière, pour obtenir un bain agréable. C'est probablement une question de coup de main ! L'odeur du souffre nous remplit les narines, mais le paysage est vraiment apaisant, avec le ruisseau entouré de son petit cordon de verdure qui traverse le désert volcanique. Nous rentrons le 3ème jour, 1400 mètres de dénivelé négatif, nous arrivons à l'heure sur le bord de la route pour le bus de 14h30, fiers de notre belle performance. Mais c'est la désillusion : le bus n'arrive pas, nous faisons du stop pendant 2h30 avant de nous faire ramasser, nous fulminons ! Heureusement la suite du voyage se passe mieux, nous arrivons à Puerto Montt le soir même. Déjà à Osorno, l'hôtel ne nous avait pas coûté cher, mais alors à Puerto Montt c'était vraiment, vraiment bon marché ! Par contre, nous avons droit seulement à un lit une place pour nous deux, et à de l'eau glaciale pour la douche. Finalement on se dit qu'un peu de confort c'est quand même pas mal.
Nous rentrons à Quellon (encore ce bus interminable) le lendemain. Nous sommes repartis hier en direction de Castro, la "capitale" de Chiloé. La prochaine étape sera la dernière en Patagonie.
Jean-Baptiste
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vendredi 11 février 2011
Le soleil donne
La seule route qui vient ici est tout en haut des marches. On l'appelle la Carretera australe, et elle n'est rien de plus qu'une route caillouteuse qui nous secoue pendant trois heures jusqu'à la première ville, mais elle suit une vallée magnifique: hautes montagnes boisées traversées par une rivière de couleur blanc/bleu.
Nous déposons maman à Cochrane qui pourra enfin se rapprocher de Santiago pour rentrer en France !
A notre retour, une excellente fenêtre météo s'annonce. Un anticyclone arrive et nous devrions avoir très peu de vent pendant les prochains jours. Une aubaine pour traverser le fameux "Golfo de Peñas" (le golfe des peines). Nous faisons donc rapidement le plein puis cap vers l'ouest !
Nous affrontons peu après les vagues du golfe. Elles se coupent, s'entrecroisent et ne sont pas agréables du tout. Qu'est ce que ça doit être par gros temps ! Nous apercevons au loin des jets de baleines. Les nuages s'accrochent aux montagnes et nous permettent à peine de distinguer le cap Tres Montes: côte hachée avec de nombreux rôchers menaçants.
Nous arrivons au mouillage pour un repos bien mérité. Les arbres ici se tiennent droits et la forêt est plus dense. Au réveil, nous avons ciel bleu et 22°C dans le bateau ! Aurait on changé de pays ?
Voilà maintenant 3 jours que nous avons grand soleil. Pas un nuage, une toute petite brise, nous avons atteint 26°C aujourd'hui. On en rêvait il y a encore une semaine, à présent on se cache à l'ombre parce qu'on a trop chaud ! Les coups de soleil se multiplient et les mouches oubliées depuis longtemps nous accueillent avec joie.
Nous sommes arrivés à Puerto Aguirre, petit village de pêche sur un îlot au milieu des canaux. Nous sommes amarrés au petit port de pêche et de nombreuses "bêtes curieuses" viennent voir le Brise de Mai. Ce ne sont plus les phoques mais des humains.
A bientôt pour notre retour à la civilisation
Anaïs
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samedi 5 février 2011
Province Magallenes - Province Aisen
Punta Arenas - Puerto Natales - Puerto Conselo.
4 heures de bus, flamants roses, nandus, lamas et la pampa à perte de vue.
Un taxi et nous retrouvons Brise de mai à Puerto Conselo.
De suite, la postion de brise de mai alerte Anaïs, Jean-Baptiste rassure: le bateau est là!
Effectivement, un gros coup de vent a fait rippé l'ancre.
Lundi 24 janvier.
Direction sud: via le golfe Amirante pour rejoindre l'estrecho Collingwoole.
Rapidement, nous sommes contraints au 1/2 tour, bassin démonté.
Nous jetons l'ancre face à l'armada de Puerto Natales à proximité d'une saumonnerie.
Les filles profitent de cette pose pour remettre en état le taud de la grand voile;
Mardi 25 janvier.
La météo s'annonce clémente.
On appareille. Aie ! L'ancre est bloquée.
On tire, on tourne, redonne de la chaîne... sans résultat.
Après 45 minutes de manoeuvre, la chaîne remonte, l'ancre aussi, mais tordue!
Ensuite, navigation très agréable, Vent très froid. 2 couches de chlorofibre (Damart) suffisent à peine.
Les dauphins viennent jouer et souffler autour de Brise de mai.
Dessert au menu du diner, il y a un anniversaire sur le bateau.
Bonne météo annoncée pour le lendemain
Mercredi 26 janvier.
Départ à 5:30.
A mesure que le jour se lève, on admire cette superbe chaîne de montagne. "La cordillière des Andes"
Le bassin est très calme , on ne se lasse pas du superbe ballet de dauphins.
Nous avons croisé des phoques en position de repos et/ou de contorsion. Surprenant!!
Pingouins Magellans, albatros, on ne se lasse pas!
Nous posons l'ancre à Puerto Bueno.
Jeudi 28 janvier.
Départ matinal, une mauvaise météo s'annonce pour le lendemain. 80 miles. Canal Conception-Canal Wide.
Un groupe de lions de mer sur la côte: fabuleux!!
Et surtout se mettre à l'abri pour parer au mauvais temps qui s'annonce.
Vendredi 29 janvier.
Bien niché dans son enclave, Brise de mai attend une météo plus clémente.
Prospection des alentours, végétation dense et tourbe gorgée d'eau.
Bien sûr, avec l'annexe, nous croisons les lions de mer, curieux et inquiets.
Samedi 30 Janvier.
Impossible d'avoir une connection météo.
Jean-Baptiste, confiant. Nous repartons. Super. 27 miles parcourus
Passage du 50ième. Brise de mai quitte les "Hurlantes" pour les "Rugissantes".
Une parade de dauphins jusqu'au mouillage.Merveilleux!
Une petite randonnée pour garder les pieds sur terre.
Dimanche 31 Janvier.
Nous remontons le Seno Eyre, pour rejoindre le glacier PIO XI.
Glacier de 3,5 km de large sur une hauteur de 50 métres.
Un rayon de soleil au rendez-vous, les détonnations de la glace qui craque, un spectacle à la hauteur de l'Antartique (Anaïs). Fabuleux!
Ensuite mouillage dans une baie magnifique, Calleta Sally.
Lundi 01 Février.
Juste au départ, un colibri autour de Brise de mai.
Puerto Eden:L'armada nous annonce que le ferry attendu pour demain soir, suite à de grosses avaries sur la coque n'a pas quitté Puerto Natales.
Mardi 02 Février.
Confirmation pour les carabiniers, le ferry est à quai pour au minimum une semaine.
L'électricité et le télephone ne sont mis en service qu'à partir de 19:00. Pas de connection internet.
Il faut absolument trouver une solution pour que je rejoigne le plus rapidement possible une liaison aérienne. Objectif: Caleta Tortel, de là, une liaison route pour Cochrane et Coyhaique.
Mercredi 03 Février.
Départ avant le lever du jour.
Journée difficile, la météo et les courants ne sont pas avec nous.
Jeudi 04 Février.
Arrivée à Caleta Tortel sous le soleil.
Confirmation d'un bus pour Cochrane, la chape de stress tombe...
Béatrice